« Il me prit par la main et me tira doucement vers la piste de danse. J'avais de nouveau peur de me planter royalement et de me ridiculiser devant lui. Soudain, il s'approcha de moi lorsque je sentis les battements de son coeur s'accélérer. Il posa ses mains autour de ma taille tandis que je posais les miennes autour de son cou. Il me regarda et me dit « N'ai pas peur... ». Il fourra son nez dans mon cou, et commença à danser au rythme du slow. Doucement, je le suivais, il me guidait. Son souffle se saccadait et lui tremblait. Il me susurra alors quelque chose «Tu es magnifique » Je le regarde dans les yeux, lui souris, et lui répond « Danke shön ». Ses yeux plongèrent dans les miens, ne comprenant rien. Puis, à mon tour, je plongea mes lèvres dans son cou parfumé. La douceur de sa peau me rassura. L'envie me pris alors, mes lèvres embrassèrent son cou en l'effleurant. Le slow se termina. Il retira ses mains de ma taille et me pris la main. Nous quittions la boîte pour rentrer. J'avais très bien compris son message: Celui que je lui avais aussi lancer juste à l'instant, celui qui disait que nous ne pouvions plus attendre, que cela devenait insupportable. Je stresse, je tremble, j'ai peur mais je suis excitée. Je le veux, rien que lui. Je sens que c'est lui, que je connais depuis toujours, celui avec qui je jouais, celui avec qui on était inséparables. Dans l'hôtel, toujours main dans la main, la sienne devenait moite et je sentais son pou battre. On s'empressa de prendre l'ascenseur et d'aller dans sa chambre. On n'osa parler ni même se regarder. « La timidité. » Dans le couloir, impatiente de tout, j'attendais qu'il ouvre la porte. Je lisais dans ses yeux « Je te veux aussi » Alors, avant d'entrer, je l'embrassa sur les lèvres. Il ouvrit enfin la chambre avec la carte, puis me pris par la taille et me tira doucement en m'embrassant. »